Chanteur contestataire, Renaud tâte de la scène au début des années 70, avec une incursion dans la troupe de Romain Bouteille.

Des titres comme « Hexagone », « Mon HLM », « Mistral gagnant » ou plus récemment « Manhattan Kaboul » et « Les bobos » donnent à Renaud une place particulière dans la chanson française.

Au cours de sa longue carrière, il a vendu près de 20 millions d’exemplaires de ses 23 albums. Il est de retour en 2016 avec un nouvel album éponyme.

Débuts dans la chanson

Renaud Séchan, dit Renaud, est né le 11 mai 1952 à Paris. Rebelle dans l’âme, il est bercé dès son enfance par un goût pour la contestation.
Il tâte de la scène au début des années 70, lorsqu’il est engagé dans la troupe de Romain Bouteille. L’expérience est courte mais marquante.

Pour se confronter directement au public, Renaud décide d’aller chanter dans le métro, accompagné d’un accordéoniste.
Le duo terrible se fait remarquer alors qu’il fait la manche devant le théâtre où joue Coluche.

Paul Lederman, le producteur du comique, les embauche dans son nouveau cabaret où ils interprètent des chansons réalistes.
Petit à petit, Renaud y intègre quelques chansons de son cru aux paroles contestataires. C’est en 1975 qu’il se fait remarquer par une maison de disques et sort son premier album « Amoureux de Paname ».

Le verlan

Renaud commence à intégrer le circuit, tout en faisant l’acteur chez Martin Lamotte en 1977.
Cette même année, il sort « Laisse béton ». Le verlan est alors l’argot des jeunes rebelles et Renaud en devient vite le porte-parole.

En 1979, l’album « Ma gonzesse » lui permet de montrer une facette plus intime de sa personnalité, mais il continue néanmoins à mêler humour et coups de gueule, notamment avec « Marche à l’ombre », album qui sort en 1980 où Renaud parle par exemple de la banlieue avec « Mon HLM ».
L’année suivante, il enregistre « Le retour de Gérard Lambert » sur lequel figure le titre culte « Mon beauf ».

En 1983, avec l’album « Morgane de toi », Renaud amorce un nouveau cap.
Le chanteur, désormais père de famille, est moins virulent et plus tendre, avec des compositions telles que « En cloque » ou la chanson-titre. L’extrait « Dès que le vent soufflera » est également un très gros succès.