Des moyens exceptionnels déployés samedi pour «l’acte IV», des «Gilets jaunes».

Samedi

Samedi pour «l’acte IV» : Le chef du gouvernement a renouvelé l’appel aux « gilets jaunes » à ne pas se rendre à Paris pour manifester.

Alors que les forces de l’ordre se préparent à « l’acte 4 » des « gilets jaunes », ce samedi, le gouvernement a annoncé le déploiement de « moyens exceptionnels », en plus des 65.000 policiers et membres des forces de l’ordre déjà mobilisés en France, a déclaré Édouard Philippe, le Premier ministre, devant le Sénat ce jeudi.

Acte 3

Le chef du gouvernement a renouvelé l’appel aux « gilets jaunes » à ne pas se rendre à Paris pour manifester, non pas pour « leur interdire de s’exprimer », mais pour « éviter qu’ils soient pris au piège que leur tendent les casseurs », alors que l’exécutif affiche ses inquiétudes sur le risque de très grandes violences pour cette quatrième journée de mobilisation.

Un syndicat de police invite les agents à se mettre en grève samedi

Les forces de l’ordre s’apprêtent à être très largement mobilisées, une nouvelle fois, ce samedi pour encadrer les rassemblements des «gilets jaune ». Alors que les policiers chargés du maintien de l’ordre, le 1er décembre, sur les Champs Elysées, ont été particulièrement éprouvés par la vague de violence qui a déferlé dans les rues de la capitale, le syndicat Vigi-Ministère de l’Intérieur invite une partie des agents à se mettre en grève de façon illimitée à compter du samedi 8 décembre.

direct

« Nous voulons montrer que nous sommes solidaires des revendications concernant le pouvoir d’achat, portées par les « gilets jaunes ». Les policiers sont aussi concernés », explique à 20 Minutes Alexandre Langlois, le secrétaire général du syndicat.

Il évoque notamment les 25 millions d’heures supplémentaires, effectuées par les agents, jamais payés par l’administration, la hausse de la CSG partiellement compensée, le gel du point d’indice et, bien évidemment, la hausse du prix du carburant « dont nous avons besoin pour aller bosser ».

« Contraindre le gouvernement à négocier »
Cet appel à la grève, lancé durant les élections syndicales dans la police, ne concerne que les « personnels administratifs, techniques et scientifiques », ainsi que les « ouvriers d’Etat » et les « cuisiniers du ministère de l’Intérieur ». « Les personnels actifs n’ont pas le droit de se mettre en grève », souligne Alexandre Langlois. En revanche, note-t-il, « sans adjoints techniques et ouvriers cuisiniers, les compagnies de CRS peuvent être immobilisées », « sans les adjoints administratifs, des services peuvent être fermés ». Il propose que les policiers de terrain soutiennent financièrement ceux qui feront grève. « On devrait perdre, au pire, 5 euros par jour chacun. »

Samedi, des milliers de « gilets jaunes » se mobiliseront pour la quatrième semaine consécutive. « Nous avons choisi cette date exprès pour lancer la grève », reconnaît Alexandre Langlois. « Nous espérons ainsi ennuyer le gouvernement et le contraindre à négocier. » D’autre part, de nombreux policiers lui ont fait savoir « qu’ils n’avaient pas envie de servir, une nouvelle fois, de chaire à canon » face à des groupes de casseurs de plus en plus organisés, dont il dénonce la violence. D’autant, affirme-t-il, que de nombreux policiers partagent les inquiétudes des « gilets jaunes ».

Samedi

« Ils doivent protéger leur santé »

La situation des agents est d’autant plus inquiétante, ajoute-t-il que nombre d’entre eux sont fatigués par l’accumulation des journées de travail, dépassant souvent 13h, et des heures supplémentaires. Alexandre Langlois les invite à aller consulter un médecin qui pourra leur prescrire un arrêt maladie. « Ils doivent protéger leur santé. En outre, s’ils sont fatigués, ils risquent de commettre des erreurs qui leur seront reprochées » Quant aux policiers qui n’ont pas reçu de formation en maintien de l’ordre, et qui pourraient être mobilisés samedi, il les invite à « faire valoir leur droit de retrait ».


Laeticia Faubert

Tout projet impressionnant commence par une étincelle et un esprit talentueux. Laetitia Faubert est la fondatrice du site MERCI MAMAN. À tout juste 38 ans, elle a eu une idée brillante en tant que femme et a lancé ce projet unique. Grâce à ses impressionnants talents dans le marketing numérique, elle continue d'être la force motrice au développement du site.