Emmanuel Macron s’en mêle et critique Geneviève « blessée » à Nice.

Geneviève

Geneviève ! Septuagénaire blessée à Nice : son avocat juge « grossiers » les propos de Macron. La petite phrase d’Emmanuel Macron créé des remous.

Le chef de l’État a estimé que « quand on est fragile, on ne se rend pas dans des manifestations interdites », suscitant l’indignation à gauche.

La petite phrase d’Emmanuel Macron créé des remous. Ce lundi, dans les colonnes de Nice-Matin, le président a souhaité un « prompt rétablissement » à Geneviève Legay, 73 ans, blessée à la tête samedi lors d’une manifestation des gilets jaunes à Nice ; sa famille compte porter plainte contre les policiers et le préfet.

mari

Surtout, le chef de l’État a estimé que « quand on est fragile, qu’on peut se faire bousculer, on ne se rend pas dans des lieux qui sont définis comme interdits et on ne se met pas dans des situations comme celle-ci ».

Une déclaration qui ne passe pas auprès de l’avocat de cette dernière, Me Arié Alimi, qui doit formaliser la plainte de la famille dans la journée.

« On ne critique pas quelqu’un qui est sur un lit d’hôpital », a-t-il fustigé.

lettre aux Français

Macron « remet en cause » sa présence, samedi

« Ces propos sont grossiers et indélicats », a-t-il commenté.

« Ça me rappelle un peu les propos de Robert Pandraud à l’égard de la famille de Malik Oussekine », a-t-il ajouté, dans une référence au ministre délégué à l’Intérieur après les manifestations étudiantes de 1986 qui avait fait un mort.

Auprès de L’Express, il a déploré que si Emmanuel Macron souhaite un « prompt rétablissement » à sa cliente, « il remette surtout en cause sa présence sur la place Garibaldi samedi ».

travail

« Qu’il y ait une interdiction de manifester, que la manifestation soit faite sans déclaration, cela importe peu : du point de vue du droit, la question est de savoir si la charge des forces de l’ordre était proportionnée, ou pas et si l’infraction (de la part des policiers) est constituée », a-t-il ajouté auprès de l’AFP.

« Je n’ai pas envie de commenter »

Interrogé sur cette phrase sur BFMTV ce lundi, Mounir Mahjoubi, secrétaire d’Etat chargé du Numérique, a paru embarrassé :

« Je n’ai pas envie de commenter ce qu’à dit le président de la République car je n’ai pas le contexte », a-t-il déclaré, affirmant qu’il « pense à elle et sa famille » et qu’il « regrette les violences ».

« Ce que j’entends dans la phrase du président, c’est de la compassion pour cette dame », a-t-il ajouté.

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A droite, le maire de Nice Christian Estrosi (LR) s’est rangé du côté des forces de l’ordre :

« Ça suffit de taper sur la police ! Il y avait une interdiction de manifester. Je souhaite un prompt rétablissement à cette dame qui qui aurait pu parfaitement manifester à 14 heures là où c’était autorisé ».

moment gênant

Indignation à gauche

La France insoumise et le Parti communiste ont également réagi aux propos du chef de l’Etat en critiquant un supposé « mépris ». « Monsieur Macron, notre Geneviève de Nice n’a pas besoin de vos leçons de sagesse.

Vous auriez beaucoup à apprendre d’elle. Elle milite pour le bien des autres.

Et vous, vous la frappez au nom de quoi ? », a lancé sur Twitter Jean-Luc Mélenchon, le chef de file de LFI.

« Le président de la République est à deux doigts d’expliquer qu’elle l’a bien cherché. Comment ose-t-il ? », s’est insurgé la tête de liste PCF pour les européennes Ian Brossat dans un tweet.

Le secrétaire national Fabien Roussel regrettait qu' »avec Macron, nos retraités sont tout juste bons à se taire et à accepter en silence de gagner moins, de travailler plus et plus longtemps ».


Laeticia Faubert

Tout projet impressionnant commence par une étincelle et un esprit talentueux. Laetitia Faubert est la fondatrice du site MERCI MAMAN. À tout juste 38 ans, elle a eu une idée brillante en tant que femme et a lancé ce projet unique. Grâce à ses impressionnants talents dans le marketing numérique, elle continue d'être la force motrice au développement du site.